Bienvenue à la-Monadiére
Nous arrivons à Bessan (Hérault).
Notre GPS capricieux ne reconnaît pas le chemin de la
Monadière. Heureusement nous avions imprimé les
précieuses indications du site internet. Une route qui longe
une voie ferrée hors service. Des entrées de
maisons qui s’alignent. Rien de particulièrement
excitant. Puis le numéro 12. L’interphone. Le portail
s’ouvre. Et là tout s’illumine. Nous nous prenons
pour Dorothy pénétrant dans le merveilleux monde d’Oz
dont les magiciens sont Michel et Serge qui nous accueillent avec le
sourire. Le jardin de la propriété est un véritable
enchantement. Plantes méditerranéennes bien sûr,
pièces d’eau, fontaines avec poissons rouges.
Alternances de graviers, gazon, dalles. Tout en comprenant que la
nature est laissée libre de s’exprimer comme dans les
jardins anglais, on devine les heures de travail pour arriver à
ce résultat. La maison elle-même est belle. L’une
de ces solides bâtisses du début du vingtième
siècle qui laissent libre court à l’imagination
de ceux qui les habitent. Les chambres elles-mêmes sont
spacieuses et décorées avec goût. De plus, sur
les murs, au lieu d’une enième reproduction de l’angélus
de Millet ou de la colombe de Picasso en fausses couleurs, on
découvre des toiles originales dont la plupart ont été
réalisées par Serge et Michel. L’art est
subjectif. Subjectivement nous avons beaucoup aimé ces
peintures qui se marient bien avec les lieux.
Le petit déjeuner est un ravissement. Pas de
grande tablée où l’on partage son repas avec tout
le monde. Ici l’organisation est différente. Plusieurs
espaces sont aménagés dans ce jardin que Trénet
aurait qualifié d’extraordinaire, un peu sur le mode des
bosquets du parc de Versailles. D’ailleurs nous sommes servis
comme des rois. Nous sommes indépendants, mais l’on peut
voir les autres locataires et donc aller discuter avec eux
si l’on veut. Le tout dans un calme absolu. Tout ceci est très
bien pensé.
La qualité de l’accueil est à la
mesure de la beauté des lieux. Serge et Michel, sans jamais
être envahissants sont là pour résoudre tous les
petits problèmes qui peuvent se poser, discuter de la
région…ou bien parler jardin évidemment.
Lorsque la porte de la Monadière s’est
refermée derrière nous, nous avons eu l’impression
de sortir du rêve pour nous réveiller non pas au milieu
du Kansas, mais sur l’autoroute A9 en espérant
pouvoir bientôt retrouver la magie de ce lieu …et ses
magiciens.
Séjourner dans la région de Bessan
ailleurs qu’à la Monadière serait véritablement
une impardonnable faute de goût !
En espérant avoir de nouveau l'occasion
de goûter aux charmes de la Monadière.
Sincères
salutations,
François de Lyon